Ma vision
Le cœur des choses ne se situe peut-être pas
dans les éléments ou les corps isolés,
mais dans l’espace qui les sépare…
…et qui les relie.
Le massage, une musique du toucher…
Les deux se mêlent : la profondeur et la légèreté – la délicatesse et la puissance – la lenteur et le rythme.
Le geste fait écho au rythme, au tempo. Les variations de pressions, aux nuances.
L’harmonie ultime serait celle qui ne fait aucun bruit, mais dont la puissance de résonance détonnerait de toute éternité.
La lenteur, un chemin vers soi…
Aller vers soi serait comme un retour à l’intérieur du temps, comme un contact avec le cœur du vivant.
Je vois le Temps comme une épaisseur d’interaction, une intensité de présence.
Prendre le temps, dans ma vision, c’est se rapprocher du cœur des choses.
C’est fusionner. C’est l’interpénétration de deux corps, de deux ondes, de deux énergies.
C’est se connecter à l’instant. Un instant sans fin, sans finalité.
Je suis dans l’instant
Qui s’étire, qui s’étend
Je suis dans le Vide
Qui se répand
De la limite vers la liberté…
Une limite peut être choisie, ou subie. Structurante, ou contraignante. Ici, je vais parler des limites nécessaires et structurantes.
Ce n’est pas parce que la limite existe que l’expérience est restreinte. Au contraire, elle la rend possible.
La liberté elle-même a des limites, ce qui lui permet de se distinguer du chaos.
Alors, à l’intérieur de ces limites (comme le cadre d’un tableau, une piste de danse, ou le clavier d’un piano), tout est possible.
L’infini peut se dessiner, se danser ou s’interpréter musicalement (entre le début et la fin, le son et le silence, la lumière et l’obscurité, …)
Dans cette danse du vivant, sans l’autre, je ne suis rien.
Si la manifestation présente est unique et finie, le champ des possibles, lui, est infini, même s’il est limité.
Les limites du corps (peau, tensions, …) ne sont pas des points de rupture, mais des points de rencontre possible.
Caresser ses limites, c’est permettre la douce émergence de notre puissance intérieure,
jusqu’à ce qu’elles ne soient plus jamais un frein, mais un guide.
Et même, pourquoi pas, un chemin…
Le cadre, un espace d’expression…
Le respect d’un cadre et de limites justes permet l’exploration libre (libérée d’attentes, d’inquiétudes), et l’expérience de sensations et de ressentis purs, sans toutes les couches habituelles, que nous portons généralement trop souvent.
Le cadre du massage, ici, ne doit pas être une limite imposée, mais choisie, en conscience. À ce cadre de base viendra, bien sûr, s’ajouter le vôtre.
Ainsi, le cadre possède 3 dimensions :
- le cadre de base des massages bien-être
- Celui du praticien
- Et le vôtre
Ce qui vient définir et délimiter clairement le contexte de votre expérience.
Et si vous ne connaissez pas encore bien vos limites, ce peut être une occasion de les définir, ou de les rencontrer.
L’authenticité dans la transaction…
La relation professionnelle propose un service contre de l’argent. Cette relation clairement transactionnelle permet souvent d’entrer autrement en lien avec l’autre. Si je sais que la relation est claire, définie, délimitée : est-ce que je vais être différent·e ? Ressentir différemment ?
Et, au-delà de l’argent, qu’en est-il de la valeur de ce qui n’a pas de prix ? Un sourire, un regard, un instant… Cet instant-là, peut-être. Ou la Vie elle-même.
Le holos, une vision globale…
Les choses n’ont de sens que dans leur intégration avec le reste du monde, du vivant…
Une chose, ou une personne, c’est un peu comme une fleur. Si on veut comprendre la fleur, on peut la disséquer, analyser ses composants, la brûler en s’émerveillant des variations de couleurs ou d’odeurs provoquées, etc.
Mais la compréhension, c’est l’intégration…pas la désintégration.
Si l’on n’observe pas la fleur en interaction avec son environnement, les animaux et les éléments, on ne saura jamais ce que c’est.
Comprendre cela, c’est s’ouvrir à la vision holistique.
Les choses n’ont aucun sens si elles sont isolées. Toute leur valeur et leur signification, finalement, prend du sens uniquement dans le lien et l’interaction.
Le(s) mot(s) de la fin…
Dans un monde où l’Amour, la Tendresse et la Sensualité véritables semblent avoir été anesthésiés ou neutralisés,
le massage intuitif et holistique émerge naturellement – comme un contrepoint, un contrepoids.
Il est dit que c’est en recevant que l’on apprend à donner, et qu’on ne peut rencontrer l’autre que dans la profondeur avec laquelle on s’est déjà rencontré soi-même.
Et vous, jusqu’où êtes-vous allé·e ?
Qu’aimeriez-vous recevoir, ou donner, aujourd’hui ?
Si chacun s’éclaire un peu, le monde entier deviendra lumineux.
Il est parfois dit que nous sommes faits de poussière d’étoile…
Nous sommes des éclats de lumière… (Ré)unissons-nous, et brillons 🌟